Neige Lune : une dérive idéologique

Publié le par Pierre de RUS

Neige Lune : une dérive idéologique

La réunion « publique sur invitation » qui s’est tenue hier soir dans l’ancienne mairie a confirmé nos craintes.

Il s’agissait d’une réunion de présentation et non de concertation. Et cela devient une habitude avec Mme Aliquot, elle décide de tout, seule dans sa tour d’ivoire, à peine si elle écoute ses colistiers, alors c’est dire si elle se soucie bien peu de ce que pourraient penser nos concitoyens.

Qu’avons-nous appris ? Rien, si ce n’est que le projet est déjà ficelé, les documents commerciaux sont prêts et la pré-commercialisation est, semble-t-il, déjà lancée.

Pourtant, des remarques pertinentes ont été faites par les riverains, par exemple sur le problème du stationnement dans le quartier qui n’a pas du tout été pris en compte, ou sur les problèmes d’évacuation des eaux usées où les réponses ont été plutôt évasives.

Beaucoup ont regretté que le projet ne prenne pas en compte les espaces publics environnants; on aurait pu profiter de ce programme pour faire une véritable réhabilitation de ce quartier dans son ensemble.

Peine perdue, c’est sa façon à elle de faire de la concertation, elle sait ce qui est bon pour les gens, elle n'a donc besoin de personne pour décider !

Quant à la destruction de l’espace Neige-Lune, après avoir épuisé tous les arguments fallacieux qu’elle nous récite à chaque fois, elle a fini par avouer que le bâtiment devait être détruit parce qu’il ne lui plaisait pas !... Circulez, y’a rien à voir.

Nous avons tout de même appris qu’une promesse de vente avait été signée et que la vente définitive serait conclue vers la fin de l’année. En attendant, le promoteur démarre les travaux de démolition cet été ! Cherchez l’erreur…

Cette affaire présente de plus en plus de zones d’ombre, c’est pourquoi nous avons saisi le Préfet à ce sujet.

Quant au projet en lui-même, rien de bien original à part qu’il sera fermé par des grilles, donc les futurs propriétaires doivent savoir qu’ils auront en charge l’entretien de la voirie et des espaces verts.

Cela n’a l’air de rien et d’aucuns pourraient trouver cela somme toute normal. Mais il s’agit en fait d’une dérive idéologique méthodique et réfléchie, qui a déjà été mise en place, par exemple, au niveau du périscolaire.

C’est une décision politique, au nom d’une idéologie qui tend à opposer les gens les uns contre les autres. Il y aura ceux qui pourront payer et ceux qui ne pourront pas et qui devront quitter la commune.

Nous avons toujours été farouchement opposés à la création de ghettos, notre ville, nous l’avons voulue ouverte, généreuse et fraternelle.

Pour qu’une ville vive, il faut de la circulation et des échanges entre les quartiers il faut aussi de la solidarité et ce n’est pas en enfermant tout un quartier derrière des grilles, fussent-elles dorées, qu’on y parvient.

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